Culture hacker, hacks et création, création politique et politique de la culture

Ceci est une version en ligne d’un texte qui a été publié dans le no 15 des Nouveaux cahiers du socialisme.

La numérisation graduelle de l’information de toute nature, la globalisation des canaux d’échanges d’information numérique et l’accès grandissant aux outils informatiques pour traiter et produire cette information ont eu un impact indéniable sur l’ensemble des activités humaines. Les processus et les échanges créatifs ont aussi été influencés par ces changements technologiques.

L’accès aux premiers ordinateurs a donné naissance à une culture dite « hacker », centrée sur l’exploration créative de leurs possibilités. Cette culture est celle des hackers et des autres bidouilleurs informatiques de tout acabit. La curiosité et l’inventivité des hackers ont contribué de manière importante au développement de l’informatique et d’Internet. Tout en valorisant l’accomplissement de créatives prouesses techniques (« hacks »), les hackers sont mus par la croyance que l’accès général aux ordinateurs, à un réseau global et à de nouveaux modes d’interaction humain-machine peut transformer radicalement toutes les sphères de l’activité humaine. Cet optimisme se butant à des limites juridiques faisant obstacle aux développements des possibilités positives de l’informatisation, les hackers ont, au fil des années, articulé différentes conceptions des conditions politiques permettant de perpétuer sans entraves l’exercice de la curiosité et de la créativité au cœur de leur culture et de promouvoir ce qu’ils conçoivent comme les possibles impacts sociaux positifs de l’informatisation. Cela s’est cristallisé dans une défense farouche du libre partage de l’information et d’une certaine forme d’anti-autoritarisme exprimée à travers la coopération volontaire et l’adoption de modes alternatifs d’organisation du travail.

En adoptant les nouveaux outils informatiques, plusieurs artistes ont été influencés par cette culture et l’ont intégrée de différentes manières dans leurs œuvres ou directement dans leur processus créatif, allant de la simple illustration de cette fascination pour l’informatique à une participation active au monde hacker par l’exploration créative des nouvelles possibilités techniques et le partage de leurs inventions. Cette adhésion a permis de donner une dimension politique à l’art numérique.

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Bertrand Russell et désobéisance civile

"This idea of weapons of mass extermination is utterly horrible and is something which no one with one spark of humanity can tolerate. I will not pretend to obey a government which is organising a mass massacre of mankind." Bertrand Russell dans un discours à Birmingham, qui encourage à la désobéisance civile pour soutenir le désarmement nucléaire, le 15 avril 1961.
« This idea of weapons of mass extermination is utterly horrible and is something which no one with one spark of humanity can tolerate. I will not pretend to obey a government which is organising a mass massacre of mankind. »
— Bertrand Russell dans un discours à Birmingham, qui encourage à la désobéisance civile pour soutenir le désarmement nucléaire, le 15 avril 1961.

Mathématiques en liberté

Mathématiques en libertéMathématiques en liberté, La ville brûle, Montreuil, 2012.

Deux mathématiciens, Pierre Cartier qui fut l’un des piliers du fameux groupe Bourbaki et Cédric Villani, un des représentants les plus brillants de sa génération, le mathématicien et historien des sciences Jean Dhombres, et le philosophe des sciences Gerhard Heinzmann nous invitent à débattre avec eux de l’activité mathématique et de ses conséquences sociales, tant dans l’histoire de l’humanité que dans le monde contemporain.
Trois grandes directions ont été explorées par les auteurs dans leur dialogue :

  • la relation, très complexe et objet de discussions et points de vue opposés, entre les mathématiques et la réalité ;
  • la liberté que la construction des mathématiques a donné aux hommes en leur permettant de développer les sciences de la nature, mais aussi celle dont les mathématiciens ont besoin pour développer leurs recherches ;
  • la responsabilité avec laquelle la communauté scientifique et les gouvernements doivent traiter la question de la place des mathématiques dans la politique de recherche et l’enseignement.

Pour une anthropologie anarchiste

anthropologieanarchisme

Graeber, David, Pour une anthropologie anarchiste, Traduction de Karine Peschard, Lux éditeur, 2006, ISBN : 978-2-89596-037-9.

« L’anarchisme, en tant que philosophie politique, est en plein essor. De fondement de l’organisation dans le mouvement altermondialiste qu’ils étaient, les principes anarchistes traditionnels — autonomie, association volontaire, autogestion, entraide, démocratie directe — en sont venus à jouer ce rôle dans des mouvements radicaux de toutes sortes dans le monde entier.

Et pourtant, cela n’a eu presque aucun écho dans le milieu universitaire. Les anarchistes interrogent souvent les anthropologues sur leurs idées quant aux diverses façons d’organiser la société sur des bases plus égalitaires, moins aliénantes. Les anthropologues, terrifiés à l’idée de se voir accusés de romantisme, n’ont pour seule réponse que leur silence. Et s’il en était autrement ? »

http://www.luxediteur.com/pouruneanthropologieanarchisme

La Modernité et la crise actuelle de l’éducation

Premier article du comité École et société du syndicat des professeurs du cégep de Saint-Laurent : La Modernité et la crise actuelle de l’éducation : entre l’aspiration à l’autonomie intellectuelle et l’adaptation naturaliste, par Maceline Morais et le comité École et société. Publié dans l’Enseigne, vol. 10, no 2, décembre 2012.

Histoire de la formule Rand

J’ai mis en ligne sur le site du syndicat des professeurs du cégep de Saint-Laurent, où je suis trésorier et responsable à l’information, un survol des évènements ayant menés à la mise en place de la formule Rand dans le monde syndical québécois.

Delbecque, Yannick, Cotisations syndicales III: la formule Rand, L’Enseigne, vol. 10, no. 1, octobre 2012.

L’article Les carrés rouges doivent inspirer un renouveau syndical de Michel Coutu parut dans le Devoir (30 octobre 2012) fait une analyse où il compare la situation actuelle des associations étudiantes au Québec avec celle des syndicats avant la mise en place du « modèle Wagner » dans les années 30.

Lutter pour ses droits


La garde nationale des états-unis bloque une rue à Memphis pendant une manifestation pour les droits civiques, le 29 mars 1968.

Je ne peux m’empècher de mettre ca en parallèle avec la conculsion du texte La grève étudiante n’est pas un simple boycott: historique et perspectives de l’Association des juristes progressistes :

« Finalement, en tant que juristes, nous désirons souligner que malgré les apparences, un droit n’est pas créé par voie législative, mais arraché au terme de luttes politiques et sociales importantes. Et pour le préserver, il faut l’exercer. Alors, nous disons aux étudiantEs : Vive le droit à la grève. Et à travers lui, vive la démocratie.»

Capacité mondiale de calcul, de stockage et de communication d’information

Article qui montre que la capacité mondiale totale de calcul est maintenant comparable à celle d’un cerveau humain et qui analyse l’évolution de la répartition du stockage et de la capacité de calcul entre les différents formats (inc. photos analogues, cassettes audio et disques vinyles).

The World’s Technological Capacity to Store, Communicate, and Compute Information, Martin Hilbert and Priscila López, Science, 2011

Il faut absolument regarder le matériel complémentaire en ligne, qui contient les données détaillés utilisées pour cette étude.

Je compte utiliser cette source pour préparer un exposé d’introduction présentant les grandes idées de la théorie de l’information. Ces données me serviront à montrer l’évolution de la capacité de transmission et de stockage au cours des dernières années. J’aimerai présenter l’impact social du passagede certains seuils, comme par exemple le moment où nous avons eu pour la première fois la capacité d’envoyer de la vidéo en temps réel.