Voyageur 1 dans le plasma interstellaire

« Launched over 35 years ago, Voyagers 1 and 2 are on an epic journey outward from the Sun to reach the boundary between the solar plasma and the much cooler interstellar medium. The boundary, called the heliopause, is expected to be marked by a large increase in plasma density, from about 0.002 cm−3 in the outer heliosphere, to about 0.1 cm−3 in the interstellar medium. On 9 April 2013, the Voyager 1 plasma wave instrument began detecting locally generated electron plasma oscillations at a frequency of about 2.6 kHz. This oscillation frequency corresponds to an electron density of about 0.08 cm−3, very close to the value expected in the interstellar medium. These and other observations provide strong evidence that Voyager 1 has crossed the heliopause into the nearby interstellar plasma. »

En d'autres termes, Voyageur 1 est officiellement le premier objet que nous avons fabriqué à avoir quitter le système solaire.

Je dois dire qu'avec le recul que ce genre de nouvelles me donne, il y a beaucoup d'autre choses fabriqués par l'humanité que j'aimerais voir suivre le même chemin, non pour des motifs scientifiques, mais pour des raisons politiques.

Gurnett, Kurth, Burlaga and Ness, In Situ Observations of Interstellar Plasma With Voyager 1, Science, 2013. < http://www.sciencemag.org/content/early/2013/09/11/science.1241681.abstract >

Pour s’approcher de cens égalité fondamentale, il faut d’abord lutter contre une attitude permanente de nos sociétés : soumettre leurs choix à des critères économiques. Chaque objet, chaque service est affecté d’une valeur ; l’objectif est de réaliser les plus grands profits, d’obtenir la meilleure rentabilité. En fait, les apports de vie collective les plus décisifs pour chacun ne peuvent entrer dans cens logique : la santé n’est pas un « bien » économique, l’éducation non plus. Justifier la dépense consentie pour guérir un malade ou pour éduquer un jeune au nom d’une quelconque rentabilité est indigne d’une société soucieuse d’humanisme, Ce sont des secteurs entiers de l’activité qui doivent ainsi être gérée, sans référence à des raisonnements d’économistes ; quel autre critère choisir alors que celui de l’égalité d’accès ?

Il ne s’agit pas de fabriquer des hommes tous conformes à un modèle, ayant tous appris les mêmes réponses, mais des personnes capables de formuler de nouvelles questions. Pour lutter contre ceux qui formulent l’exigence d’égalité, il est courant de les ridiculiser en les traitant d’"égalitaristes", incapables d’affronter les différences. Tout au contraire, l’égalité dans l’accès à l’éducation, loin d’aboutir à un nivellement, provoque un foisonnement d’attitudes nouvelles ; c’est, en fait, la richesse potentielle de tous les hommes qui est enfin révélée.

Méfions-nous des slogans trop faciles, associer égalité et égalitarisme est aussi mensonger qu’associer liberté et libéralisme.

Albert Jacquard, L’égalité comme source de richesse, Le Monde diplomatique, mai 1988, < http://www.monde-diplomatique.fr:8080/1988/05/JACQUARD/40794 >

Mathématiques en liberté

Mathématiques en libertéMathématiques en liberté, La ville brûle, Montreuil, 2012.

Deux mathématiciens, Pierre Cartier qui fut l'un des piliers du fameux groupe Bourbaki et Cédric Villani, un des représentants les plus brillants de sa génération, le mathématicien et historien des sciences Jean Dhombres, et le philosophe des sciences Gerhard Heinzmann nous invitent à débattre avec eux de l'activité mathématique et de ses conséquences sociales, tant dans l'histoire de l'humanité que dans le monde contemporain.
Trois grandes directions ont été explorées par les auteurs dans leur dialogue :

  • la relation, très complexe et objet de discussions et points de vue opposés, entre les mathématiques et la réalité ;
  • la liberté que la construction des mathématiques a donné aux hommes en leur permettant de développer les sciences de la nature, mais aussi celle dont les mathématiciens ont besoin pour développer leurs recherches ;
  • la responsabilité avec laquelle la communauté scientifique et les gouvernements doivent traiter la question de la place des mathématiques dans la politique de recherche et l'enseignement.

Pour une anthropologie anarchiste

anthropologieanarchisme

Graeber, David, Pour une anthropologie anarchiste, Traduction de Karine Peschard, Lux éditeur, 2006, ISBN : 978-2-89596-037-9.

« L’anarchisme, en tant que philosophie politique, est en plein essor. De fondement de l’organisation dans le mouvement altermondialiste qu’ils étaient, les principes anarchistes traditionnels -- autonomie, association volontaire, autogestion, entraide, démocratie directe -- en sont venus à jouer ce rôle dans des mouvements radicaux de toutes sortes dans le monde entier.

Et pourtant, cela n’a eu presque aucun écho dans le milieu universitaire. Les anarchistes interrogent souvent les anthropologues sur leurs idées quant aux diverses façons d’organiser la société sur des bases plus égalitaires, moins aliénantes. Les anthropologues, terrifiés à l’idée de se voir accusés de romantisme, n’ont pour seule réponse que leur silence. Et s’il en était autrement ? »

http://www.luxediteur.com/pouruneanthropologieanarchisme

Association des juristes progressistes

Je suis membre de l'Association des juristes progressistes, un rassemblement d’avocats et d’avocates, d’étudiants et d’étudiantes et de travailleurs et travailleuses voués à la défense des droits et déterminés à mettre le juridique au service de la lutte pour la justice sociale et la fin des inégalités.

La Modernité et la crise actuelle de l’éducation

Premier article du comité École et société du syndicat des professeurs du cégep de Saint-Laurent : La Modernité et la crise actuelle de l’éducation : entre l’aspiration à l’autonomie intellectuelle et l’adaptation naturaliste, par Maceline Morais et le comité École et société. Publié dans l'Enseigne, vol. 10, no 2, décembre 2012.

Histoire de la formule Rand

J'ai mis en ligne sur le site du syndicat des professeurs du cégep de Saint-Laurent, où je suis trésorier et responsable à l'information, un survol des évènements ayant menés à la mise en place de la formule Rand dans le monde syndical québécois.

Delbecque, Yannick, Cotisations syndicales III: la formule Rand, L'Enseigne, vol. 10, no. 1, octobre 2012.

L'article Les carrés rouges doivent inspirer un renouveau syndical de Michel Coutu parut dans le Devoir (30 octobre 2012) fait une analyse où il compare la situation actuelle des associations étudiantes au Québec avec celle des syndicats avant la mise en place du « modèle Wagner » dans les années 30.